22 catégories d'occupation, deux indicateurs distincts à lire axe par axe. En vert · l'exposition technique estimée par tâche (échelle 0–0,5, référence académique internationale). En rouge · le taux d'adoption observé ou estimé par catégorie (échelle 0–100 %). Les deux courbes ne se comparent pas directement · chacune est ramenée à son propre maximum.
Avertissement méthodologique · les scores d'exposition affichés s'appuient sur des coefficients LLM-dérivés (Karger, Kuusela, Tetlock · FRB Chicago/SSRN 2026, n=894 occupations O*NET). L'étude Yin, Vu & Persico (NBER WP 35110, avril 2026) documente une instabilité de mesure de 3,6× entre modèles d'IA différents sur des tâches identiques. À lire comme une fourchette indicative · le classement relatif entre métiers reste robuste, mais les niveaux absolus comportent une variance documentée.
64 % des Français utilisent l'IA générative (Ifop x Converteo, mars 2026, +20 pts en un an). L'adoption varie de 15 % (entretien, maintenance) à 85 % (informatique).
| Top adoption | Expo. | Adopt. |
|---|
La note Trésor-Éco n°391 (Direction générale du Trésor, 30 juin 2026) pose un cadre équilibré : l'IA agit sur l'emploi par deux canaux opposés · la substitution des tâches automatisables d'un côté, les gains de productivité et la hausse de la demande de travail de l'autre. Faute de recul et d'adoption suffisante, les études empiriques ne permettent pas encore de trancher l'effet net.
d'adoption de l'IA par les entreprises (OCDE 2025) · proche de la moyenne UE (20 %), rattrapage +8 pp vs +6 pp.
de productivité sur usages ciblés · du service client aux développeurs, possiblement sous-estimé.
d'emplois exposés selon les méthodes · emplois menacés (substituables) vs valorisés (augmentés).
de chômage des 15-24 ans (T1 2026, vs 19,1 % un an plus tôt) · sans lien causal établi avec l'IA.
Signaux relevés : premières vagues de licenciements dans la finance et l'informatique (l'IA parfois prétexte), insertion des jeunes qui ralentit. Conclusion : accompagnement public (formation, reconversion) nécessaire, et risque réel de décrochage par sous-adoption face aux économies concurrentes. DG Trésor · Trésor-Éco n°391 ↗
Le working paper Ramp / Revelio Labs (30 juin 2026) mesure l'adoption réelle de l'IA à partir des dépenses observées de 21 559 firmes américaines. Résultat qui tranche avec la thèse de destruction d'emplois : les adopteurs intensifs voient leur emploi croître d'environ 10% et leurs effectifs juniors de 12% après adoption. À mettre en regard du déclin d'emploi des jeunes actifs mesuré par Stanford sur l'exposition par profession : ici, ce sont des firmes adoptantes qui recrutent davantage de juniors.
d'emploi chez les adopteurs intensifs après adoption · aucun effet chez les adopteurs légers.
d'effectifs en début de carrière chez ces mêmes adopteurs intensifs.
firmes américaines, dépenses IA réelles (Ramp) reliées aux effectifs (Revelio Labs).
Prudence assumée par les auteurs : l'effet est en partie de sélection (les adopteurs sont déjà des firmes plus grandes, plus techniques et en croissance rapide) et concentré sur le secteur de l'Information. Donnée américaine, sans équivalent France · à lire comme repère international. Ramp / Revelio Labs · A New Look at AI's Impact on Jobs ↗
L'Ipsos AI Monitor 2026 (Global Advisor, 23 532 adultes dans 32 pays, mars-avril 2026) place la France parmi les pays les moins inquiets d'un remplacement de leur propre emploi par l'IA. Un résultat à nuancer avec la lecture institutionnelle : la DG Trésor rappelle que 62% des Français voient l'IA comme un risque pour l'emploi en général. Risque sociétal perçu élevé, risque personnel perçu faible : le grand écart de la perception française.
pensent que l'IA va remplacer leur emploi (76% non) · en recul, contre 27% en 2025, l'un des plus bas des 32 pays.
déclarent que l'IA leur a fait gagner du temps au travail · sous la moyenne mondiale de 62%.
pensent que l'IA va changer leur façon de travailler.
Enquête d'opinion · elle mesure la perception, non l'exposition réelle des métiers. La Suisse n'est pas couverte par le panel. Ipsos AI Monitor 2026 ↗